Julienne a appris qu’elle avait un cancer un jour de mars 2009.
Depuis plusieurs semaines, Julienne est gênée par une douleur à l’épaule droite. Elle a pris l’habitude de prendre un Doliprane et tout se calme. Jusqu’au jour où le mal arrive d’un coup, aiguë et foudroyant.
Mardi 8 mars 2011, à l’occasion de la 100e Journée Internationale des femmes, l’Institut Curie souhaite rendre hommage à sa fondatrice, Marie Curie, dont on fête cette année les 100 ans du 2e Prix Nobel, aux patientes qui luttent quotidiennement contre le cancer, aux soignantes et aux chercheuses qui participent à cette lutte à leurs côtés.
Depuis plus d’un siècle, l’institut Curie déploie toute son énergie dans la lutte contre les cancers du sein. Jour après jour, ses 3000 chercheurs, médecins et soignants se mobilisent dans un seul et unique objectif : prendre le cancer de vitesse.
Un bel article à consulter sur le blog ami « la maison du cancer » pour rassurer les malades qui vivent au rythme des marqueurs.
Injuste. Jamais, à aucun moment, pas une minute, pas une seconde, Isabelle n’a pensé que son cancer était un maudit sort du destin. Le mauvais tirage de la vie. Un jeu qui vire au cauchemar.
Lorsque le cancer vous tombe dessus et que vous avez de jeunes enfants, à la difficulté de la maladie, s’ajoute celle du dialogue avec les enfants. Nicole Landry Dattée, psychanalyste et Marie France Delaigne Cosset, médecin anesthésiste, ont écrit ensemble un petit livre qui explique en quelques pages comment s’y prendre avec ses enfants : « Il faut parler… savoir. Pourquoi faut-il leur parler? Quand doit-on le faire? Comment leur dire? Les erreurs à ne pas commettre ».
Munie d’un crayon, je me suis mise à inscrire tous les noms de maladies graves qui me venaient à l’esprit, en espérant retrouver ce mot, qui me faisait tellement peur, que mon cerveau le bloquait!
Mais impossible de me souvenir…
En ce printemps 2005, Corinne a une sacrée envie de voyage…
« J’avais prévu que nous partions tous les 4, mes filles , mon mari et moi, en Indonésie pendant deux mois. Alors, j’ai décidé un check up pour tout le monde ». A commencer par elle, surtout que, depuis quelques jours, une petite boule est apparue sous le bras.
L’annonce de mon cancer a eu l’effet sur moi d’un véritable cataclysme. Je me suis crû avoir été projeté dans un cauchemar dont je voulais absolument sortir, sauf que… Longtemps, il m’a semblé que ce n’était pas de moi dont les médecins parlaient, qu’ils avaient sûrement mélangé les dossiers, qu’ils allaient finir par s’en rendre compte et retrouver le mien, le bon et que le cauchemar serait fini…
Longtemps je ne dis rien à personne, sauf à C. et à mes parents… mais je ne leur dis pas tout… Pourtant la date de ma première chimio approche. J’éloigne mes enfants, ils ne savent toujours pas, je ne veux pas qu’ils sachent… Je les envoie loin pour qu’ils ne s’aperçoivent de rien.
Sabine a appris qu’elle avait un cancer en février 2008. Elle avait 42 ans . « C’est un cancer » lui annonce-t-on « Vous en êtes sûr ? » demande-t-elle groggy. « Aucun doute ». Réponse impossible à entendre. Une ligne oblique dans la vie de Sabine. Frontière « d’un avant et d’un après » reconnaît-elle paisible et sereine. Avant, Sabine ne pouvait « vivre qu’à cent à l’heure, toujours à la recherche de défis, je ne m’écoutais pas ».
Je n’ai pas vécu mon cancer comme un handicap, j’ai continué à vivre comme avant en aménageant mes journées avec l’aide de mon entourage. Par exemple, j’ai délégué un maximum de choses (courses, ménage, enfants) et j’ai pris aussi le temps d’écouter mon corps.
Au début, lorsque j’ai appris que j’avais un cancer, je me suis beaucoup posée la question « pourquoi moi ? »
Grace à un suivi précoce, ma maladie a été détectée et prise en charge immédiatement…